#biennaledesign17

9 mars 2017 – Saint-Etienne s’éveille. C’est le premier jour de la biennale internationale du design. Saint-Etienne s’illumine. Dans l’enceinte de la manufacture des sculptures colorées sont posées comme d’étranges ovnis. Saint-Etienne grouille. Des cars entiers de visiteurs débarquent dans la ville. Saint-Etienne babille. On entend parler toutes les langues à chaque coin de rue dans le quartier de la cité du design… Saint-Etienne devient VIVANTE, festive, internationale !

20170308_180417Biennale design 2017 sur le thème « working promesse – les mutations du travail »

Pour la stéphanoise d’adoption que je suis, qui a toujours eu un peu de mal à trouver son bonheur dans les rues discrètes de cette ville, la Biennale Internationale du Design est THE événement qui me fait « me sentir bien ici ». « The place to be » lit-on sur les affiches de promotion de la biennale. C’est exactement ça. Si je passe mon temps depuis des années à rêvasser au jour où je retrouverai ma méditerranée, une fois tous les deux ans, mon cœur bat au rythme de la biennale. Et je ne veux être nulle part ailleurs. Je n’en ai raté aucune depuis que j’habite ici. Les premières étaient artisanales, organisées par les étudiants de l’école de design au Parc des Expositions. Et déjà je sentais combien cet événement était particulier, spécial, unique.

Depuis, la petite Biennale a bien grandi. J’ai grandi avec elle. Quand je me promène au gré des expositions, je m’imprègne, je m’inspire, je me nourris. Je respire. Expositions de prospective, créations farfelues parfois à la limite de l’art contemporain, objets curieux, beaux, amusants… Vidéos intrigantes.

On aime, ou pas. Mais on ne peut pas rester totalement indifférent.

Gare Chateaucreux
Welcome à Saint-Etienne – le W de « working promesse » vous accueille en gare de Chateaucreux.

Biennale Design 2017, du 9 mars au 9 avril.
Consultez le programme ici 

 

 

Les pieds dans le ciel

Dans un demi-sommeil j’ai rêvé il y a quelques semaines d’une paire d’escarpins bleu cyan à l’imprimé nuages. De beaux escarpins au talon fin, à la cambrure magique pour allonger la silhouette.

Dans ma tête, des images de tableaux de Magritte ont fait leur apparition. Les nuages ont défilé et se sont déposés sur le cuir. J’ai vu du bleu, du bleu, du bleu et une touche de blanc comme un nuage de lait.

Des chaussures pour toutes celles qui en ont marre d’avoir les pieds sur terre.
Comme une ode au droit de rêver.

Je les ai vu ces chaussures, comme un flash. Je voulais faire un croquis et puis les jours sont passés et plutôt que de faire un dessin malhabile qui n’aurait pas été fidèle à l’image que je me suis faite de ces chaussures, j’ai finalement fait un tableau d’inspiration.

J’espère que ces quelques images vous aideront à les voir, comme je les ai vu.

inspiration-magritte

 

2017, une année green ?

Parce que la couleur donne le ton d’une année et que nous allons la voir partout – en mode, décoration, webdesign… –  penchons-nous sur la  couleur élue par Pantone comme « couleur de l’année 2017 ». Baptisée « Greenery », il s’agit d’un vert frais, végétal, qui évoque le printemps. 2017 marquerait-elle donc le grand retour de la « nature » et par extension du « naturel » dans nos vies ?

greenery-pantone-hed-2016

Ce sera sans doute le cas dans nos assiettes. Après l’avènement des fruits et légumes moches depuis deux ans environ, c’est au tour des produits bien-être, voire médicaments comme le Curcuma – épice phare de l’année – ou encore l’eau probiotique d’entrer en scène dans nos cuisines.

Plus localement, à Saint-Etienne, l’événement 2017, ce sera «la biennale internationale du design ». Du 9 mars au 9 avril le thème « Working promesse » ou la révolution du monde du travail sera décortiqué sous tous les angles. Le rapport avec la nature ? Réponse de la cité du Design : « L’analyse du travail est le terrain propice à la ré-interrogation impérative du rapport de l’homme à la nature, et à la production des objets – outils, dispositifs – dont le design s’empare avec une grande inventivité, tout en se redéfinissant ».

En attendant – avec la plus grande impatience – cet événement dont je ne manquerai pas de relayer ici quelques enseignements ou images inspirantes, je vous souhaite à tous (il est encore temps) une belle et naturelle année 2017 !

Sources
https://www.tollens.com/particuliers/conseils-et-couleurs/nuancier-couleurs/couleur-de-l-annee-pantone-2017

http://www.lalibre.be/lifestyle/food/voici-les-10-tendances-food-pour-2017-583d6ea0cd703561307856f8

Joyeux technoël 2016 !

Submergée par une grosse vague de projets professionnels, j’ai dû mettre temporairement moodinthemoon en mode « sommeil » ces dernières semaines. Mais promis, je n’ai pas hiberné pour autant ! Entre un gros événementiel pour 250 personnes à organiser et des cours à donner à l’université, je n’ai pas eu une minute à vous consacrer…

Pour mon retour dans la blogosphère, je ne vous ferai pas l’affront de vous lister des idées cadeaux, encore moins des idées de cadeaux technologiques. D’autres l’ont certainement déjà fait et vous avez probablement déjà bouclé vos petites affaires à cette date.

Par contre, j’ai simplement envie de faire le pari avec vous, qu’après le succès il y a quelques années des cadres photos numériques, puis de la  grosse vague des tablettes, Noël 2016 sera sans doute l’année des montres et bracelets connectés ! Non ? Qu’en pensez-vous ?

Et vous ? Vous mettrez quoi en priorité sous votre sapin cette année ?

Avant de vous retrouver début janvier, en cette période de fêtes de Noël, je partage avec vous un dernier moodboard 2016 festif et hivernal.

Je vous souhaite à tous, d’excellentes fêtes de fin d’année ! A l’année prochaine 🙂

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Jawbone Up : un gars, une fille connectés

Je suis une fille pleine de contradictions. Dans tous les domaines. Et dans mes centres d’intérêts, aussi. Alors que je m’intéresse beaucoup au numérique, à la révolution digitale qui submerge tous les domaines de notre vie, à la prospective… je ne suis pas geek pour un octet.

Alors, lorsqu’un collègue de bureau m’a proposé de me revendre son bracelet connecté trop petit pour son poignet, j’ai saisi l’occasion de tester mon premier wearable.

Il s’agit du bracelet « Jawbone Up 24 », dont le look plutôt discret a fini de me convaincre que je pourrai le porter au poignet sans me sentir déguisée. Connecté à une application sur votre téléphone mobile, ce bracelet vous permet de mesurer votre activité quotidienne (nombre de pas), d’analyser vos cycles de sommeil, et d’enregistrer dans l’application mobile tout ce que vous ingurgitez pour calculer instantanément les calories consommées.

J’avais 4 kg en trop. Alors je me suis dit « pourquoi pas ». Force est de constater que le suivi quotidien proposé par le bracelet apporte une réelle motivation. En un mois et demi, j’ai perdu 2kg. Malheureusement, le bracelet n’étant pas utilisable sans smartphone et le mien étant un peu fatigué, les lenteurs de synchronisation m’ont un peu découragé et je reprendrai certainement son utilisation dès que j’aurai investi dans un nouveau mobile.

J’ai donc demandé à Jean, mon collègue de bureau et à Charlène, une autre collègue de bureau qui s’est laissée convaincre, de partager avec nous leur retour d’expérience après quelques semaines d’utilisation.

Jean, pourquoi avoir acheté un bracelet Jawbone Up ?
C’est d’abord une question d’opportunité, sur une vente privée. La curiosité m’a poussé à essayer quand j’ai découvert que l’application associée au bracelet intégrait du coaching avec des conseils pour améliorer son hygiène de vie.

Est-ce que le bracelet est pour toi une aide au suivi d’un régime ?
Le régime est un sujet lancinant chez moi depuis des années. Je suis passé par plein de régimes différents qui m’ont souvent fait reprendre plus de poids. Avec ce bracelet, c’est différent. Je ne suis pas un régime, mais c’est une manière de contrôler les calories que j’absorbe et de mesurer mon activité physique au jour le jour. On peut se fixer des objectifs et suivre en pourcentage l’atteinte de ces objectifs. Ca me motive pour bouger et atteindre les 100% des objectifs que je me suis fixé sans avoir pour autant l’impression de devoir fournir un effort particulier dans mon alimentation. Je n’ai pas cette frustration que je peux connaître durant un régime. C’est radicalement différent.

Quels sont les premiers bénéfices que tu constates après quelques semaines d’utilisation ?
J’ai commencé à utiliser ce bracelet il y a un mois et demi. Je pesais 105,7 Kg et j’en suis aujourd’hui à 102 kg, soit moins 3,5 kg. A ce rythme, mon coach intégré m’indique que j’atteindrai mon poids cible de 77 kg dans 55 semaines environ. C’est une perte sur du long terme, donc ça me paraît plus efficace qu’un régime.

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Charlène, tu n’as manifestement pas besoin de perdre du poids. Pourquoi avoir eu envie d’acheter ce bracelet connecté ?
Mon objectif est plutôt de mieux dormir. Grâce au bilan quotidien, ce bracelet me permet de mieux connaître mes cycles de sommeil et de savoir combien de temps je dors réellement la nuit.

Que t’a apporté l’application au bout d’un mois d’utilisation ?
Grâce au suivi des cycles de sommeil, je me suis rendue compte que je me levais la nuit sans m’en rendre compte ! L’application donne des conseils que j’apprécie et que j’essaie de suivre quand ils m’interpellent. Par exemple, j’essaie d’avoir des horaires de coucher et de lever plus réguliers. Du coup, j’utilise aussi les autres outils sur le suivi de l’alimentation et de l’activité physique. C’est ludique. Compter ses pas, c’est amusant, c’est motivant. Et maintenant, je prends beaucoup plus souvent l’escalier !

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Vous l’aurez compris, les trois testeurs que nous sommes avons été séduits par le côté ludique et motivant proposé par l’application associée au bracelet, notamment pour être moins sédentaire au cours de nos journées très statiques au bureau. Jean fait d’ailleurs souvent les 100 pas dans son bureau lorsqu’il téléphone !

Il y a aussi une fonction d’alerte d’inactivité que l’on peut programmer pour que le bracelet émette toutes les 15 minutes (temps par défaut que l’on peut modifier) une vibration si l’on ne bouge pas.

Les graphiques, les conseils, les vibrations, le détail de nos temps de sommeil léger et de sommeil profond, le calcul des calories en temps réel… Pour quelques dizaines d’euros (moins de 20 euros en vente privée), le bracelet devient facilement un compagnon de notre quotidien pour améliorer tout doucement son hygiène de vie, sans révolution, sans miracle, mais en prenant tout simplement conscience de ce que nous faisons de notre corps. Et c’est déjà bien.

Moodboard #3 : Warrior Spirit

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L’Horloge

Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit: « Souviens-toi!
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d’effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible;

Le Plaisir vaporeux fuira vers l’horizon
Ainsi qu’une sylphide au fond de la coulisse;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.

Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote: Souviens-toi! – Rapide, avec sa voix
D’insecte, Maintenant dit: Je suis Autrefois,
Et j’ai pompé ta vie avec ma trompe immonde!

Remember! Souviens-toi! prodigue! Esto memor!
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or!

Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup! c’est la loi.
Le jour décroît; la nuit augmente; souviens-toi!
Le gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide.

Tantôt sonnera l’heure où le divin Hasard,
Où l’auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le Repentir même (oh! la dernière auberge!),
Où tout te dira Meurs, vieux lâche! il est trop tard! »

Baudelaire – Les fleurs du mal.

Ce poème de Baudelaire est l’un de mes préférés. Il s’accorde à merveille avec l’esprit automnal qui doucement s’insinue au creux de nos journées. Le temps qui passe. La nostalgie de cette saison. « Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or » : aller toujours plus vite, tenter de rattraper ce temps qui passe et qui fuit, inexorablement, extraire de chaque jour la substantifique moelle,  profiter le plus possible, se battre contre soi, contre son envie de se laisser porter, ne pas se laisser gagner par la paresse et l’oisiveté…

Reprendre sa respiration, quelques résolutions sous le bras, et reprendre notre course folle contre le temps.

Avec cet esprit de combat, les vestes militaires, les bonnes vieilles Dock et les teintes mordorées resurgissent. Comme un leitmotiv, une valeur sûre. C’est l’automne qui entre dans nos placards et dans nos maisons.

Et pour ceux qui ne connaîtraient pas cette version du poème interprétée par Mylène Farmer, c’est par ici.

Et vous ? Que vous inspire l’automne ?

Bureaux du futur : quel avenir pour la papeterie ?

Billet d’humeur

Septembre, c’est la reprise, un peu comme un nouveau départ chaque année. Je me dis que pour fêter ça, cela vaut le coup de démarrer avec un nouveau cahier de notes. Tout nouveau tout beau, comme nos nouveaux bureaux.

Nos nouveaux bureaux… ils sont chouettes. Ils s’inspirent des espaces de co-working qui fleurissent un peu partout. Le « bureau du futur », c’est un thème à la mode en ce moment. Tout autant que l’évolution / les mutations du monde du travail, et du travail lui-même d’ailleurs (on y reviendra très  bientôt). Travailleurs nomades de plus en plus nombreux, gain de place indispensable en ville pour réduire les m2 loués, plébiscite du travail collaboratif, espaces de convivialité prônés par les start-up dont les grands groupes s’inspirent… Tout notre environnement professionnel évolue pour être plus en phase avec nos nouveaux modes de vie et pour être plus agréables, pour parfois presque devenir comme un second « chez soi », si confortable qu’on oublierait presque de rentrer (j’ai dit « presque »), histoire d’être plus productifs (ne soyons pas naïfs).

Alors quand j’ouvre l’armoire à fournitures du bureau pour prendre un « nouveau carnet de  notes», je tombe en arrêt devant les trois pauvres cahiers égarés sur l’étagère. Je reste figée un moment avant de regarder partout dans l’armoire. Mais ce sont bien ceux-là. Il n’y a qu’un seul modèle de cahier « conquérant » à petit carreaux. Deux couleurs au choix tout de même : orange et vert. Mon Dieu, j’hésite un long moment, totalement désespérée… Lequel sera le moins moche, le moins déprimant, pour m’accompagner tout au long de mes multiples réunions ? Il n’y a même pas une version avec des intercalaires pour diviser mes prises de notes en fonction de leur type (réunions / todolist  / Point avec XY…).

C’est alors que je m’interroge… D’accord, nous prenons tous de plus en plus souvent nos notes directement sur informatique. D’accord, les applications pour gérer les « todolist », faire de la gestion de projet, se multiplient.  Sans  parler des agendas et autres pense-bête gérés depuis bien longtemps depuis nos ordinateurs. Le numérique va-t-il ainsi tuer la papeterie de bureau ? Aurons-nous tous bientôt des carnets de notes en papier numérique ?

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Tout le monde s’inquiète de l’avenir du livre avec les livres numériques. Mais qu’en est-il de l’avenir de la papeterie ? Personne ne semble s’en émouvoir.

Je suis comme tout le monde, moi aussi j’enregistre tout sur mon PC. Mais je suis aussi comme beaucoup d’autres : je  prends encore souvent des notes sur un cahier et celui-ci m’accompagne tous les jours, même en déplacement. Or il se trouve que j’aime la papeterie depuis mon enfance.  Et je me dis que si l’environnement de travail évolue pour nous être plus agréable, ce qui pourrait sauver la papeterie de bureau serait tout simplement qu’elle arrête d’être moche et basique.

Quelques liens pour les amoureux de papeterie

BrotherWorks, de beaux cahiers à la couverture de cuir

Les carnets Paon, des pièces uniques fabriquées à la main, en papier recyclés

L’incontournable et indémodable Moleskine rendu célèbre par les nombreux artistes et intellectuels qui l’ont utilisé. Moleskine se modernise d’ailleurs et propose maintenant le « smart writing set » pour passer du papier à l’écran en un clic. La papeterie du futur est déjà là on dirait !

Tout cela a un prix, que les entreprises ne sont certainement pas prêtes à mettre (et on le comprend aisément) pour de la papeterie de bureau. Mais il existe beaucoup d’autres alternatives, beaucoup moins chères, mais bien plus jolies que les cahiers d’écolier : HEMA, par exemple, propose des modèles de carnets et notebook avec de jolies couvertures.Idéal pour le bureau et les chefs d’entreprise soucieux de fournir des carnets inspirants à leurs salariés

Idée cadeau : Saperlipapier, la papeterie en mode « box surprise »

Une idée originale : offrir (ou s’offrir !) tous les deux mois, une sélection d’articles de papeterie sélectionnés avec soin par Julie Cardouat, la créatrice du site Saperlipapier, passionnée, comme moi, par les carnets.

Et pour terminer cet article un moodboard #creativité

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Mobilité urbaine & véhicules autonomes : quand la fiction devient réalité

18h, Christophe sortit du boulot éreinté par sa journée. Une journée de merde. La tête encore bourdonnante du débat houleux qui venait de l’opposer au directeur commercial, il se mit à ruminer les arguments qu’il aurait dû avancer pour convaincre le grand patron de financer son projet. Mathieu avait pourtant promis de le soutenir. Il l’avait même aidé à dimensionner son budget prévisionnel. C’était sûr, à eux deux ils pouvaient arriver à lancer cette expérimentation de R&D qui pourrait apporter de nouvelles perspectives de développement à l’entreprise et lui permettrait de pérenniser les postes de deux de ses collaborateurs.

Mais Mathieu avait joué double jeu. Le salop. Au dernier moment, dès que le D.G avait soulevé quelques questions techniques épineuses, il avait subitement retourné sa veste. En quelques minutes, il avait démonté son projet devant lui et tous les autres membres du comité de direction sans le moindre scrupule. Christophe avait balbutié quelques mots, quelques arguments dans le désordre. Mais totalement déstabilisé, il n’avait pas su reprendre ses esprits à temps pour faire basculer le débat. Un allié qui se transforme sous vos yeux en ennemi… il ne l’avait pas vu venir.

Le D.G, Jacques Moreau, était un homme pressé. Quand Mathieu avait subitement proposé de remplacer ce projet par une campagne de prospection commerciale déjà toute ficelée avec le service big data, Monsieur Moreau  n’avait pas hésité longtemps. D’autant que, curieusement, à quelques centaines d’euros près, le budget était le même.

Bien que la réunion se soit terminée il y a plus d’une heure, Christophe était encore plein de rage. Il claqua la porte de son bureau et partit sans même saluer le reste de l’équipe. Il n’avait pas le cœur à leur expliquer maintenant que le projet sur lequel ils bossaient depuis plusieurs mois venait de prendre l’eau en quelques minutes par sa faute.

D’un pas pressé, il gagna le parking déjà presque désert. Le vendredi, la moitié des collaborateurs de l’entreprise partaient beaucoup plus tôt pour éviter les embouteillages. « Pour couronner cette putain de journée, je vais galérer sur la route… » se dit-il dépité. Il n’avait pas la tête à conduire.  Pas ce soir. D’ailleurs, Leslie, son assistante de conduite intégrée ne s’y trompait jamais. Quand il posa sa main sur le tableau de bord pour démarrer son véhicule, la douce voix de sa copilote fantôme emplit l’habitacle et prononça tranquillement sa sentence « Bonsoir Christophe, ce soir vous n’êtes pas en état de conduire. Le détecteur de concentration indique que vos taux d’adrénaline, de corticotrope, de cortisol, d’ocytocine et de vasopressine sont trop élevés. Mode pilote automatique enclenché. Je vous conseille d’écouter un peu de Bach pour vous détendre ».

« Ok ok. Je te laisse gérer Leslie. Vas-y. Destination maison. Pour la musique, je te laisse choisir le morceau. Je suis  d’humeur massacrante ce soir ». La voiture de Christophe, une belle AirMotors dernière génération, se mit en route. Christophe se cala sur son fauteuil, allongea ses jambes et commença à feuilleter un magazine de déco oublié par sa femme dans la Technobox. C’est ainsi qu’on appelait désormais la boite à gants… bardées de connecteurs et chargeurs en tous genres.

La voiture n’avait pas fait 100 mètres en sortant du parking que la circulation commençait déjà à se densifier. Après 8mn d’embouteillages, Leslie interrompit la musique. « Je vous propose de rejoindre une aire de décollage. La prochaine est à 1,8 km, c’est-à-dire à environ 10 mn compte tenu de la circulation. J’ai fait une demande au central, nous sommes autorisés à emprunter la voie aérienne B12. Compte tenu de la circulation, nous y serons dans environ 10 mn et nous arriverons à votre domicile à 18h49. ». « Validé » murmura Christophe, soulagé que l’option « avion » puisse être activée ce soir, ce qui n’était pas toujours le cas selon les conditions climatiques ou encore selon les réserves d’énergie du véhicule.

Les AirMotors étaient encore rares. Mais Christophe, dans le cadre de son job de directeur de l’innovation et de l’Intelligence artificielle dans un grand groupe d’électronique, avait pu négocier cet avantage avec son patron. Après tout, c’était lui qui avait conçu ce détecteur de concentration pour le constructeur automobile dans le cadre d’un partenariat qui s’était avéré juteux pour son entreprise. Alors il savourait ce privilège de faire partie des premiers propriétaires de AirMotors. L’inconvénient, c’est que les aires de décollage étaient encore trop rares pour pouvoir passer du mode conduite automatique au mode avion quand on le voulait. Heureusement, il y en avait une à moins de deux kilomètres de son entreprise.

Christophe avait quand même dû passer un brevet de pilotage pour être autorisé à disposer de ce véhicule. Il n’était pas encore tout à fait à l’aise avec ces vols urbains, même s’il ressentait à chaque fois une euphorie incroyable au décollage. Mais il savait que bientôt, les choses seraient encore plus simples. Le prochain modèle de la AirMotors prévoyait un mode avion automatique. Il n’aura même plus besoin de savoir piloter. Le pied.
Christophe avait beau créer, inventer, participer à son échelle à la transformation du secteur, il avait parfois encore du mal à croire que tout cela était bien réel. Les images des films de science-fiction qui avaient bercés son enfance lui revenaient souvent en mémoire. Et à chaque décollage, cette petite phrase lui revenait systématiquement en tête « Là où l’on va, on n’a pas besoin de route ! »

véhicules volants autonomes

Emergence de nouveaux modes de déplacements – Sources d’inspiration

Il y a d’abord eu les « voitures autonomes », dont beaucoup de modèles sont déjà expérimentés un peu partout dans le monde.

Les transports en communs qui permettent d’enjamber les embouteillages.

Les projets de véhicules volants qui se multiplient.
http://sites.arte.tv/futuremag/fr/les-voitures-volantes-arrivent-futuremag

http://www.leparisien.fr/transports/projets/airbus-planche-sur-des-vehicules-volants-pour-se-deplacer-en-ville-31-08-2016-6083031.php

Et bientôt…  les véhicules volants autonomes !

Belle rentrée à tous !

La rentrée, la vraie, c’est aujourd’hui. Alors, en passant par là, j’ai eu envie de partager avec vous quelques photos que j’aime pour illustrer ce que m’inspire cette journée particulière.

La rentrée, c’est d’abord… la rentrée des classes. C’est voir nos petits bouts grandir avec un petit pincement au coeur. Lâcher leur main pour les guider vers un peu plus d’autonomie encore. C’est la résurgence d’images, d’émotions et de sensations de nos propres rentrées, qui hantent encore nos mémoires.

enfant

Septembre, c’est aussi la vraie rentrée au boulot. Même si nous sommes nombreux à être rentrés depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines, c’est malgré tout début septembre que les affaires reprennent de plus belle. Alors bon courage à tous !

boulot

Septembre, c’est pour moi la reprise des voyages à Paris. Paris la belle, la mystérieuse, l’insolente, la magnifique.

Tour eiffeil

Septembre, c’est également pour beaucoup la reprise des activités délaissées durant l’été. Le plaisir de reprendre la danse et le chant pour moi. Et pour vous ?

danse

La rentrée, c’est enfin sentir disparaître ce goût de sel dans la bouche, c’est l’odeur des vacances qui s’évapore, le bruissement de la mer qui doucement s’efface pour faire place aux bruits  de la ville qui grouille,  à la frénésie, l’effervescence d’un monde qui redémarre.

mer

Belle rentrée à tous !

Sources Pinterest
Photo 1 enregistrée depuis ithinkincolors.tumblr.com
Photo 2 de Le Fabuleux Destin d’Amélie sur Flickr
Photo 3 enregistrée par Mina Jafari sur Pinterest

Photo 4 enregistrée depuis busybeingfabulous.com
Photo 5 enregistrée depuis loriedarlin.tumblr.com

 

 

 

Moodboard #2 : open your mind

Moodboard

Dans un monde ultra-connecté, où tout va de plus en plus vite, se développent en parallèle, comme un instinct de survie, les détox digitales, le droit à la déconnexion, le droit à la passivité sur Internet (cf. polémique HelloValentine), et tout ce qui va avec : le lâcher prise, le besoin de se reconnecter à soi-même, de vivre l’instant présent plutôt que de le mettre en scène sur les réseaux…

Les ouvrages de développement personnel se multiplient, la méditation de pleine conscience (mindfulness meditation) prend son essor… Les injonctions au bien-être, à être soi-même, à être heureux pullulent dans les magazines.

Et nous sommes là au milieu de ces mouvements contraires : aller toujours plus vite / ralentir le rythme pour trouver le sien ; être ultra-connecté / savoir déconnecter ; émergence de la réalité virtuelle / vivre sa vie en étant plus ancré dans la réalité ; porosité entre vie privée et vie professionnelle / droit à la déconnexion au travail ; l’ouverture au monde via internet / le repli sur soi, sur ses besoins…

A chacun de trouver son équilibre… Il faut ouvrir les yeux, ouvrir son cœur, savoir s’écouter pour naviguer entre ces injonctions « oxymoriques ».

Pour ma part, j’ai allié technologie et méditation en testant pendant quelques jours l’application « petit bambou ». Un bon moyen d’utiliser ma tablette sans même avoir besoin de la regarder. Juste écouter la douce voix qui permet de prendre 10 mn de pause pour se reconnecter avec soi-même. Avant de repartir dans le flot de la vie, réelle et numérique.