Joyeux technoël 2016 !

Submergée par une grosse vague de projets professionnels, j’ai dû mettre temporairement moodinthemoon en mode « sommeil » ces dernières semaines. Mais promis, je n’ai pas hiberné pour autant ! Entre un gros événementiel pour 250 personnes à organiser et des cours à donner à l’université, je n’ai pas eu une minute à vous consacrer…

Pour mon retour dans la blogosphère, je ne vous ferai pas l’affront de vous lister des idées cadeaux, encore moins des idées de cadeaux technologiques. D’autres l’ont certainement déjà fait et vous avez probablement déjà bouclé vos petites affaires à cette date.

Par contre, j’ai simplement envie de faire le pari avec vous, qu’après le succès il y a quelques années des cadres photos numériques, puis de la  grosse vague des tablettes, Noël 2016 sera sans doute l’année des montres et bracelets connectés ! Non ? Qu’en pensez-vous ?

Et vous ? Vous mettrez quoi en priorité sous votre sapin cette année ?

Avant de vous retrouver début janvier, en cette période de fêtes de Noël, je partage avec vous un dernier moodboard 2016 festif et hivernal.

Je vous souhaite à tous, d’excellentes fêtes de fin d’année ! A l’année prochaine 🙂

moodboard-noel-2016

 

Publicités

Moodboard #3 : Warrior Spirit

motd-9

L’Horloge

Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit: « Souviens-toi!
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d’effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible;

Le Plaisir vaporeux fuira vers l’horizon
Ainsi qu’une sylphide au fond de la coulisse;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.

Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote: Souviens-toi! – Rapide, avec sa voix
D’insecte, Maintenant dit: Je suis Autrefois,
Et j’ai pompé ta vie avec ma trompe immonde!

Remember! Souviens-toi! prodigue! Esto memor!
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or!

Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup! c’est la loi.
Le jour décroît; la nuit augmente; souviens-toi!
Le gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide.

Tantôt sonnera l’heure où le divin Hasard,
Où l’auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le Repentir même (oh! la dernière auberge!),
Où tout te dira Meurs, vieux lâche! il est trop tard! »

Baudelaire – Les fleurs du mal.

Ce poème de Baudelaire est l’un de mes préférés. Il s’accorde à merveille avec l’esprit automnal qui doucement s’insinue au creux de nos journées. Le temps qui passe. La nostalgie de cette saison. « Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or » : aller toujours plus vite, tenter de rattraper ce temps qui passe et qui fuit, inexorablement, extraire de chaque jour la substantifique moelle,  profiter le plus possible, se battre contre soi, contre son envie de se laisser porter, ne pas se laisser gagner par la paresse et l’oisiveté…

Reprendre sa respiration, quelques résolutions sous le bras, et reprendre notre course folle contre le temps.

Avec cet esprit de combat, les vestes militaires, les bonnes vieilles Dock et les teintes mordorées resurgissent. Comme un leitmotiv, une valeur sûre. C’est l’automne qui entre dans nos placards et dans nos maisons.

Et pour ceux qui ne connaîtraient pas cette version du poème interprétée par Mylène Farmer, c’est par ici.

Et vous ? Que vous inspire l’automne ?

Bureaux du futur : quel avenir pour la papeterie ?

Billet d’humeur

Septembre, c’est la reprise, un peu comme un nouveau départ chaque année. Je me dis que pour fêter ça, cela vaut le coup de démarrer avec un nouveau cahier de notes. Tout nouveau tout beau, comme nos nouveaux bureaux.

Nos nouveaux bureaux… ils sont chouettes. Ils s’inspirent des espaces de co-working qui fleurissent un peu partout. Le « bureau du futur », c’est un thème à la mode en ce moment. Tout autant que l’évolution / les mutations du monde du travail, et du travail lui-même d’ailleurs (on y reviendra très  bientôt). Travailleurs nomades de plus en plus nombreux, gain de place indispensable en ville pour réduire les m2 loués, plébiscite du travail collaboratif, espaces de convivialité prônés par les start-up dont les grands groupes s’inspirent… Tout notre environnement professionnel évolue pour être plus en phase avec nos nouveaux modes de vie et pour être plus agréables, pour parfois presque devenir comme un second « chez soi », si confortable qu’on oublierait presque de rentrer (j’ai dit « presque »), histoire d’être plus productifs (ne soyons pas naïfs).

Alors quand j’ouvre l’armoire à fournitures du bureau pour prendre un « nouveau carnet de  notes», je tombe en arrêt devant les trois pauvres cahiers égarés sur l’étagère. Je reste figée un moment avant de regarder partout dans l’armoire. Mais ce sont bien ceux-là. Il n’y a qu’un seul modèle de cahier « conquérant » à petit carreaux. Deux couleurs au choix tout de même : orange et vert. Mon Dieu, j’hésite un long moment, totalement désespérée… Lequel sera le moins moche, le moins déprimant, pour m’accompagner tout au long de mes multiples réunions ? Il n’y a même pas une version avec des intercalaires pour diviser mes prises de notes en fonction de leur type (réunions / todolist  / Point avec XY…).

C’est alors que je m’interroge… D’accord, nous prenons tous de plus en plus souvent nos notes directement sur informatique. D’accord, les applications pour gérer les « todolist », faire de la gestion de projet, se multiplient.  Sans  parler des agendas et autres pense-bête gérés depuis bien longtemps depuis nos ordinateurs. Le numérique va-t-il ainsi tuer la papeterie de bureau ? Aurons-nous tous bientôt des carnets de notes en papier numérique ?

sony-digital-paper

Tout le monde s’inquiète de l’avenir du livre avec les livres numériques. Mais qu’en est-il de l’avenir de la papeterie ? Personne ne semble s’en émouvoir.

Je suis comme tout le monde, moi aussi j’enregistre tout sur mon PC. Mais je suis aussi comme beaucoup d’autres : je  prends encore souvent des notes sur un cahier et celui-ci m’accompagne tous les jours, même en déplacement. Or il se trouve que j’aime la papeterie depuis mon enfance.  Et je me dis que si l’environnement de travail évolue pour nous être plus agréable, ce qui pourrait sauver la papeterie de bureau serait tout simplement qu’elle arrête d’être moche et basique.

Quelques liens pour les amoureux de papeterie

BrotherWorks, de beaux cahiers à la couverture de cuir

Les carnets Paon, des pièces uniques fabriquées à la main, en papier recyclés

L’incontournable et indémodable Moleskine rendu célèbre par les nombreux artistes et intellectuels qui l’ont utilisé. Moleskine se modernise d’ailleurs et propose maintenant le « smart writing set » pour passer du papier à l’écran en un clic. La papeterie du futur est déjà là on dirait !

Tout cela a un prix, que les entreprises ne sont certainement pas prêtes à mettre (et on le comprend aisément) pour de la papeterie de bureau. Mais il existe beaucoup d’autres alternatives, beaucoup moins chères, mais bien plus jolies que les cahiers d’écolier : HEMA, par exemple, propose des modèles de carnets et notebook avec de jolies couvertures.Idéal pour le bureau et les chefs d’entreprise soucieux de fournir des carnets inspirants à leurs salariés

Idée cadeau : Saperlipapier, la papeterie en mode « box surprise »

Une idée originale : offrir (ou s’offrir !) tous les deux mois, une sélection d’articles de papeterie sélectionnés avec soin par Julie Cardouat, la créatrice du site Saperlipapier, passionnée, comme moi, par les carnets.

Et pour terminer cet article un moodboard #creativité

MOTD 11.PNG

Moodboard #2 : open your mind

Moodboard

Dans un monde ultra-connecté, où tout va de plus en plus vite, se développent en parallèle, comme un instinct de survie, les détox digitales, le droit à la déconnexion, le droit à la passivité sur Internet (cf. polémique HelloValentine), et tout ce qui va avec : le lâcher prise, le besoin de se reconnecter à soi-même, de vivre l’instant présent plutôt que de le mettre en scène sur les réseaux…

Les ouvrages de développement personnel se multiplient, la méditation de pleine conscience (mindfulness meditation) prend son essor… Les injonctions au bien-être, à être soi-même, à être heureux pullulent dans les magazines.

Et nous sommes là au milieu de ces mouvements contraires : aller toujours plus vite / ralentir le rythme pour trouver le sien ; être ultra-connecté / savoir déconnecter ; émergence de la réalité virtuelle / vivre sa vie en étant plus ancré dans la réalité ; porosité entre vie privée et vie professionnelle / droit à la déconnexion au travail ; l’ouverture au monde via internet / le repli sur soi, sur ses besoins…

A chacun de trouver son équilibre… Il faut ouvrir les yeux, ouvrir son cœur, savoir s’écouter pour naviguer entre ces injonctions « oxymoriques ».

Pour ma part, j’ai allié technologie et méditation en testant pendant quelques jours l’application « petit bambou ». Un bon moyen d’utiliser ma tablette sans même avoir besoin de la regarder. Juste écouter la douce voix qui permet de prendre 10 mn de pause pour se reconnecter avec soi-même. Avant de repartir dans le flot de la vie, réelle et numérique.