Les pieds dans le ciel

Dans un demi-sommeil j’ai rêvé il y a quelques semaines d’une paire d’escarpins bleu cyan à l’imprimé nuages. De beaux escarpins au talon fin, à la cambrure magique pour allonger la silhouette.

Dans ma tête, des images de tableaux de Magritte ont fait leur apparition. Les nuages ont défilé et se sont déposés sur le cuir. J’ai vu du bleu, du bleu, du bleu et une touche de blanc comme un nuage de lait.

Des chaussures pour toutes celles qui en ont marre d’avoir les pieds sur terre.
Comme une ode au droit de rêver.

Je les ai vu ces chaussures, comme un flash. Je voulais faire un croquis et puis les jours sont passés et plutôt que de faire un dessin malhabile qui n’aurait pas été fidèle à l’image que je me suis faite de ces chaussures, j’ai finalement fait un tableau d’inspiration.

J’espère que ces quelques images vous aideront à les voir, comme je les ai vu.

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2017, une année green ?

Parce que la couleur donne le ton d’une année et que nous allons la voir partout – en mode, décoration, webdesign… –  penchons-nous sur la  couleur élue par Pantone comme « couleur de l’année 2017 ». Baptisée « Greenery », il s’agit d’un vert frais, végétal, qui évoque le printemps. 2017 marquerait-elle donc le grand retour de la « nature » et par extension du « naturel » dans nos vies ?

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Ce sera sans doute le cas dans nos assiettes. Après l’avènement des fruits et légumes moches depuis deux ans environ, c’est au tour des produits bien-être, voire médicaments comme le Curcuma – épice phare de l’année – ou encore l’eau probiotique d’entrer en scène dans nos cuisines.

Plus localement, à Saint-Etienne, l’événement 2017, ce sera «la biennale internationale du design ». Du 9 mars au 9 avril le thème « Working promesse » ou la révolution du monde du travail sera décortiqué sous tous les angles. Le rapport avec la nature ? Réponse de la cité du Design : « L’analyse du travail est le terrain propice à la ré-interrogation impérative du rapport de l’homme à la nature, et à la production des objets – outils, dispositifs – dont le design s’empare avec une grande inventivité, tout en se redéfinissant ».

En attendant – avec la plus grande impatience – cet événement dont je ne manquerai pas de relayer ici quelques enseignements ou images inspirantes, je vous souhaite à tous (il est encore temps) une belle et naturelle année 2017 !

Sources
https://www.tollens.com/particuliers/conseils-et-couleurs/nuancier-couleurs/couleur-de-l-annee-pantone-2017

http://www.lalibre.be/lifestyle/food/voici-les-10-tendances-food-pour-2017-583d6ea0cd703561307856f8

Jawbone Up : un gars, une fille connectés

Je suis une fille pleine de contradictions. Dans tous les domaines. Et dans mes centres d’intérêts, aussi. Alors que je m’intéresse beaucoup au numérique, à la révolution digitale qui submerge tous les domaines de notre vie, à la prospective… je ne suis pas geek pour un octet.

Alors, lorsqu’un collègue de bureau m’a proposé de me revendre son bracelet connecté trop petit pour son poignet, j’ai saisi l’occasion de tester mon premier wearable.

Il s’agit du bracelet « Jawbone Up 24 », dont le look plutôt discret a fini de me convaincre que je pourrai le porter au poignet sans me sentir déguisée. Connecté à une application sur votre téléphone mobile, ce bracelet vous permet de mesurer votre activité quotidienne (nombre de pas), d’analyser vos cycles de sommeil, et d’enregistrer dans l’application mobile tout ce que vous ingurgitez pour calculer instantanément les calories consommées.

J’avais 4 kg en trop. Alors je me suis dit « pourquoi pas ». Force est de constater que le suivi quotidien proposé par le bracelet apporte une réelle motivation. En un mois et demi, j’ai perdu 2kg. Malheureusement, le bracelet n’étant pas utilisable sans smartphone et le mien étant un peu fatigué, les lenteurs de synchronisation m’ont un peu découragé et je reprendrai certainement son utilisation dès que j’aurai investi dans un nouveau mobile.

J’ai donc demandé à Jean, mon collègue de bureau et à Charlène, une autre collègue de bureau qui s’est laissée convaincre, de partager avec nous leur retour d’expérience après quelques semaines d’utilisation.

Jean, pourquoi avoir acheté un bracelet Jawbone Up ?
C’est d’abord une question d’opportunité, sur une vente privée. La curiosité m’a poussé à essayer quand j’ai découvert que l’application associée au bracelet intégrait du coaching avec des conseils pour améliorer son hygiène de vie.

Est-ce que le bracelet est pour toi une aide au suivi d’un régime ?
Le régime est un sujet lancinant chez moi depuis des années. Je suis passé par plein de régimes différents qui m’ont souvent fait reprendre plus de poids. Avec ce bracelet, c’est différent. Je ne suis pas un régime, mais c’est une manière de contrôler les calories que j’absorbe et de mesurer mon activité physique au jour le jour. On peut se fixer des objectifs et suivre en pourcentage l’atteinte de ces objectifs. Ca me motive pour bouger et atteindre les 100% des objectifs que je me suis fixé sans avoir pour autant l’impression de devoir fournir un effort particulier dans mon alimentation. Je n’ai pas cette frustration que je peux connaître durant un régime. C’est radicalement différent.

Quels sont les premiers bénéfices que tu constates après quelques semaines d’utilisation ?
J’ai commencé à utiliser ce bracelet il y a un mois et demi. Je pesais 105,7 Kg et j’en suis aujourd’hui à 102 kg, soit moins 3,5 kg. A ce rythme, mon coach intégré m’indique que j’atteindrai mon poids cible de 77 kg dans 55 semaines environ. C’est une perte sur du long terme, donc ça me paraît plus efficace qu’un régime.

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Charlène, tu n’as manifestement pas besoin de perdre du poids. Pourquoi avoir eu envie d’acheter ce bracelet connecté ?
Mon objectif est plutôt de mieux dormir. Grâce au bilan quotidien, ce bracelet me permet de mieux connaître mes cycles de sommeil et de savoir combien de temps je dors réellement la nuit.

Que t’a apporté l’application au bout d’un mois d’utilisation ?
Grâce au suivi des cycles de sommeil, je me suis rendue compte que je me levais la nuit sans m’en rendre compte ! L’application donne des conseils que j’apprécie et que j’essaie de suivre quand ils m’interpellent. Par exemple, j’essaie d’avoir des horaires de coucher et de lever plus réguliers. Du coup, j’utilise aussi les autres outils sur le suivi de l’alimentation et de l’activité physique. C’est ludique. Compter ses pas, c’est amusant, c’est motivant. Et maintenant, je prends beaucoup plus souvent l’escalier !

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Vous l’aurez compris, les trois testeurs que nous sommes avons été séduits par le côté ludique et motivant proposé par l’application associée au bracelet, notamment pour être moins sédentaire au cours de nos journées très statiques au bureau. Jean fait d’ailleurs souvent les 100 pas dans son bureau lorsqu’il téléphone !

Il y a aussi une fonction d’alerte d’inactivité que l’on peut programmer pour que le bracelet émette toutes les 15 minutes (temps par défaut que l’on peut modifier) une vibration si l’on ne bouge pas.

Les graphiques, les conseils, les vibrations, le détail de nos temps de sommeil léger et de sommeil profond, le calcul des calories en temps réel… Pour quelques dizaines d’euros (moins de 20 euros en vente privée), le bracelet devient facilement un compagnon de notre quotidien pour améliorer tout doucement son hygiène de vie, sans révolution, sans miracle, mais en prenant tout simplement conscience de ce que nous faisons de notre corps. Et c’est déjà bien.

Bureaux du futur : quel avenir pour la papeterie ?

Billet d’humeur

Septembre, c’est la reprise, un peu comme un nouveau départ chaque année. Je me dis que pour fêter ça, cela vaut le coup de démarrer avec un nouveau cahier de notes. Tout nouveau tout beau, comme nos nouveaux bureaux.

Nos nouveaux bureaux… ils sont chouettes. Ils s’inspirent des espaces de co-working qui fleurissent un peu partout. Le « bureau du futur », c’est un thème à la mode en ce moment. Tout autant que l’évolution / les mutations du monde du travail, et du travail lui-même d’ailleurs (on y reviendra très  bientôt). Travailleurs nomades de plus en plus nombreux, gain de place indispensable en ville pour réduire les m2 loués, plébiscite du travail collaboratif, espaces de convivialité prônés par les start-up dont les grands groupes s’inspirent… Tout notre environnement professionnel évolue pour être plus en phase avec nos nouveaux modes de vie et pour être plus agréables, pour parfois presque devenir comme un second « chez soi », si confortable qu’on oublierait presque de rentrer (j’ai dit « presque »), histoire d’être plus productifs (ne soyons pas naïfs).

Alors quand j’ouvre l’armoire à fournitures du bureau pour prendre un « nouveau carnet de  notes», je tombe en arrêt devant les trois pauvres cahiers égarés sur l’étagère. Je reste figée un moment avant de regarder partout dans l’armoire. Mais ce sont bien ceux-là. Il n’y a qu’un seul modèle de cahier « conquérant » à petit carreaux. Deux couleurs au choix tout de même : orange et vert. Mon Dieu, j’hésite un long moment, totalement désespérée… Lequel sera le moins moche, le moins déprimant, pour m’accompagner tout au long de mes multiples réunions ? Il n’y a même pas une version avec des intercalaires pour diviser mes prises de notes en fonction de leur type (réunions / todolist  / Point avec XY…).

C’est alors que je m’interroge… D’accord, nous prenons tous de plus en plus souvent nos notes directement sur informatique. D’accord, les applications pour gérer les « todolist », faire de la gestion de projet, se multiplient.  Sans  parler des agendas et autres pense-bête gérés depuis bien longtemps depuis nos ordinateurs. Le numérique va-t-il ainsi tuer la papeterie de bureau ? Aurons-nous tous bientôt des carnets de notes en papier numérique ?

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Tout le monde s’inquiète de l’avenir du livre avec les livres numériques. Mais qu’en est-il de l’avenir de la papeterie ? Personne ne semble s’en émouvoir.

Je suis comme tout le monde, moi aussi j’enregistre tout sur mon PC. Mais je suis aussi comme beaucoup d’autres : je  prends encore souvent des notes sur un cahier et celui-ci m’accompagne tous les jours, même en déplacement. Or il se trouve que j’aime la papeterie depuis mon enfance.  Et je me dis que si l’environnement de travail évolue pour nous être plus agréable, ce qui pourrait sauver la papeterie de bureau serait tout simplement qu’elle arrête d’être moche et basique.

Quelques liens pour les amoureux de papeterie

BrotherWorks, de beaux cahiers à la couverture de cuir

Les carnets Paon, des pièces uniques fabriquées à la main, en papier recyclés

L’incontournable et indémodable Moleskine rendu célèbre par les nombreux artistes et intellectuels qui l’ont utilisé. Moleskine se modernise d’ailleurs et propose maintenant le « smart writing set » pour passer du papier à l’écran en un clic. La papeterie du futur est déjà là on dirait !

Tout cela a un prix, que les entreprises ne sont certainement pas prêtes à mettre (et on le comprend aisément) pour de la papeterie de bureau. Mais il existe beaucoup d’autres alternatives, beaucoup moins chères, mais bien plus jolies que les cahiers d’écolier : HEMA, par exemple, propose des modèles de carnets et notebook avec de jolies couvertures.Idéal pour le bureau et les chefs d’entreprise soucieux de fournir des carnets inspirants à leurs salariés

Idée cadeau : Saperlipapier, la papeterie en mode « box surprise »

Une idée originale : offrir (ou s’offrir !) tous les deux mois, une sélection d’articles de papeterie sélectionnés avec soin par Julie Cardouat, la créatrice du site Saperlipapier, passionnée, comme moi, par les carnets.

Et pour terminer cet article un moodboard #creativité

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Moodboard #2 : open your mind

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Dans un monde ultra-connecté, où tout va de plus en plus vite, se développent en parallèle, comme un instinct de survie, les détox digitales, le droit à la déconnexion, le droit à la passivité sur Internet (cf. polémique HelloValentine), et tout ce qui va avec : le lâcher prise, le besoin de se reconnecter à soi-même, de vivre l’instant présent plutôt que de le mettre en scène sur les réseaux…

Les ouvrages de développement personnel se multiplient, la méditation de pleine conscience (mindfulness meditation) prend son essor… Les injonctions au bien-être, à être soi-même, à être heureux pullulent dans les magazines.

Et nous sommes là au milieu de ces mouvements contraires : aller toujours plus vite / ralentir le rythme pour trouver le sien ; être ultra-connecté / savoir déconnecter ; émergence de la réalité virtuelle / vivre sa vie en étant plus ancré dans la réalité ; porosité entre vie privée et vie professionnelle / droit à la déconnexion au travail ; l’ouverture au monde via internet / le repli sur soi, sur ses besoins…

A chacun de trouver son équilibre… Il faut ouvrir les yeux, ouvrir son cœur, savoir s’écouter pour naviguer entre ces injonctions « oxymoriques ».

Pour ma part, j’ai allié technologie et méditation en testant pendant quelques jours l’application « petit bambou ». Un bon moyen d’utiliser ma tablette sans même avoir besoin de la regarder. Juste écouter la douce voix qui permet de prendre 10 mn de pause pour se reconnecter avec soi-même. Avant de repartir dans le flot de la vie, réelle et numérique.